Premiers pas

Nous allons très rapidement découvrir la console. Cliquez à l’intérieur (n’importe où) et tapez 1+1 puis Entrée. Vous devriez observer ceci :

La première ligne qui apparaît en rouge devant le signe > correspond à votre instruction :

> 1+1

La seconde ligne, en bleue, est la réponse de R. Comme, jusqu’à preuve du contraire, 1+1=2, il vous répond 2 :

[1] 2

(Le 1 entre crochets n’est qu’une indication de position. N’y prêtez pas attention maintenant.)

De la même manière, essayez :

> 6*7
[1] 42
> 1/10
[1] 0.1
> 1e6-1000000
[1] 0

Une fois exécutée, une ligne apparaît en rouge dans la console et n’est plus modifiable (essayez de remplacer un 1 par un 2). Pour R, c’est du passé : ce qui a été exécuté a été exécuté.

En revanche, vous pouvez toujours modifier une ligne qui n’a pas été exécutée. Par exemple, si vous tapez :

> 1/7500

… vous avez la possibilité de modifier cette ligne tant que vous n’avez pas tapé sur Entrée. Par exemple, sélectionnez le 7 et remplacez le par un 3 :

> 1/3500

Une autre chose que vous pouvez faire, c’est rappeler une commande déjà exécutée en cliquant sur la flèche qui pointe vers le haut de votre clavier.

Si vous appuyez une fois sur la flèche, la console affiche la dernière commande exécutée ; si vous appuyez deux fois, c’est la commande précédente qui s’affiche etc.

Il se peut aussi que vous ayez saisi une instruction incomplète. Par exemple, tapez 6* puis Entrée.

> 6*
+

Ce que la console vous indique avec ce +, c’est qu’elle attend d’autres instructions pour terminer votre commande (qui est une multiplication). Il suffit de terminer la ligne :

> 6*
+ 7
[1] 42

Ou d’appuyer sur Échap pour annuler l’exécution.

Enfin, si vous tapez :

> "a"+1
Erreur dans "a" + 1 : argument non numérique pour un opérateur binaire

Vous obtenez un message d’erreur qui vous signale que vous ne pouvez additionner la lettre a et l’entier 1 (R a été conçu par des matheux : il va falloir s’habituer à un langage qui manque singulièrement de poésie).

Au bout d’un moment, vous ressentirez le besoin de nettoyer la console. Pour ce faire pressez sur Ctrl+L.

Voilà, c’est à peu près tout pour la console. Avant de passer aux choses sérieuses, je vous suggère de jouer un peu avec pour vous familiariser avec cet environnement un brin austère.

Pour commencer à travailler, nous allons ouvrir un script.

Pour ce faire, rendez-vous dans Fichier et sélectionnez Nouveau script. Voilà ce que vous devriez obtenir :

Un script, c’est un simple fichier texte dans lequel vous allez écrire des instructions et pouvoir les modifier à loisir avant de les envoyer à la console pour exécution.

Par exemple, cliquez dans ce script que vous venez d’ouvrir et taper la ligne de code suivante :

1:50

Quand c’est fait, cliquez n’importe où sur cette ligne (pour y positionner le | clignotant) et pressez les touches Ctrl et R en même temps.

Normalement, la ligne d’instruction de votre script (qui signifie « donne-moi un vecteur ordonné des entiers de 1 à 50 ») a été envoyée et exécutée dans la console qui affiche quelque chose comme ça :

> 1:50
 [1]  1  2  3  4  5  6  7  8  9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
[25] 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48
[49] 49 50

(Vous devriez commencer à deviner à quoi servent les nombres entre crochets au début de chaque ligne.)

Revenez à votre script et rajoutez-y la ligne suivante :

1:50
paste(letters, collapse = "")

Pour exécuter ces deux lignes l’une après l’autre, repositionnez le curseur sur la première ligne (1:50) et exécutez deux fois (pressez deux fois sur Ctrl+R). En principe, vous devriez obtenir :

> 1:50
 [1]  1  2  3  4  5  6  7  8  9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
[25] 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48
[49] 49 50
> paste(letters, collapse = "")
[1] "abcdefghijklmnopqrstuvwxyz"

Pour les exécuter d’un seul coup, il suffit de les sélectionner toute les deux (i.e. les mettre en surbrillance comme ci-dessous) et d’exécuter (Ctrl+R).

Vous pouvez aussi n’exécuter qu’une portion de ligne. Par exemple, si vous souhaitez voir ce qu’il y a dans letters, sélectionnez juste cette portion de code (mettez-la en surbrillance) et exécutez (Ctrl+R) :

> letters
 [1] "a" "b" "c" "d" "e" "f" "g" "h" "i" "j" "k" "l" "m" "n" "o" "p" "q" "r"
[19] "s" "t" "u" "v" "w" "x" "y" "z"

C’est de cette manière que nous allons travailler à partir de maintenant : nous écrirons du code dans des scripts et l’exécuterons dans la console en pressant Ctrl+R.

Supprimez tout le contenu de ce premier script et sauvegardez-le. Pour ce faire, sélectionnez Fichier / Sauver sous, choisissiez un emplacement sur votre ordinateur et nommez votre fichier comme bon vous semble (script1 par exemple). Je vous recommande de créer un répertoire dédié à cette formation dans lequel vous sauvegarderez vos scripts.

Lorsque vous sauvez un script, Rgui lui assigne automatiquement l’extension .R : dans notre cas, le nom de notre premier script sera donc script1.R. Vous pouvez le sauvegarder à n’importe quel moment (Fichier/Sauver ou Crtl+S) et le récupérer un autre jour (Fichier/Ouvrir un script ou Ctrl+O).

Avant de passer à la suite, accordons nos violons.

Dorénavant et par convention entre nous ceci désignera une ligne de code telle qu’elle apparaît dans un script :

seq(from = -10, to = 10, by = 1)

Et ceci correspond à l’exécution de cette ligne de code dans la console :

> seq(from = -10, to = 10, by = 1)
 [1] -10  -9  -8  -7  -6  -5  -4  -3  -2  -1   0   1   2   3   4   5   6   7
[19]   8   9  10

Avec en rouge et précédée du symbole >, votre commande (c’est un accusé de réception si vous voulez) et en bleue, ce que R vous répond.

Notez que le symbole > au début de vos lignes de commande, c’est la console qui le rajoute elle-même : vous n’êtes pas supposé l’écrire.

Vous pouvez passer à la suite...

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